Top articles
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Vitraux
Alors que nos cousines les vitres font oeuvre de transparence, nous, nous transmuons la lumière. Avant de pénétrer dans les lieux que nous protégeons, elle se se glisse dans notre pâte translucide et se charge de notre histoire. Ici posés, en l'abbatiale...
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Le lavoir
Des siècles de linges maculés de terre, de gras, de sang ont retrouvé leur blancheur dans ses eaux claires. Des siècles de paroles tantôt acerbes, tantôt crues, tantôt consolatrices ont été déversés sous son toit. Les salissures comme les paroles, il...
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La croix au lierre
Avec les clochers des églises, nous participons de l'empreinte d'une terre chrétienne. Seules aux carrefours, nous nous dressons dans la pierre, le bois ou le fer. Qu'importe l'ouvrage dont nous avons été l'objet, qu'importe que nous soyons entretenues...
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Le cerisier en fleurs
Tout avait commencé au creux de l'hiver, alors que l'arbre somnolait. Chaque bourgeon avait entamé son existence comme un défi à l'impossible. Le printemps leur a donné raison, comme à ceux que la jeunesse fleuri. Viendra pour tous une deuxième saison...
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A l'approche du village
Durant de longues heures le regard s'est nourri de sous-bois, d'étangs, de bocage ou de terres, Et puis il apparaît, le village. C'est d'abord un clocher qui indique au pèlerin un regroupement d'âmes. S'il ne les attire plus autant qu'avant, il reste...
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Le foin
Le foin c'est ... Un départ des faucheuses dans la rosée du petit jour, sitôt l'jus bu, avec 4 jours de beau annoncés par la météo, C'est le va et vient lancinant de la biellette actionnant les sections de la lame dans l'herbe qui se couche, C'est la...
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Marcher au long cours
Pèleriner vers Compostelle, c'est aussi marcher au long cours. C'est n'être préoccupé en rien du but à atteindre, mais du seul mouvement de ses pieds qui embrassent le sol à chaque pas, y déroulant amoureusement, dans un mouvement courbe, toute la plante...
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Ecriture
Figeac a posé sur l'une de ses places la pierre de rosette rendu célèbre par l'un des ses fils, Champollion. Traduire en signes sa pensée n'a pas toujours été aussi simple que de taper sur son clavier et de voir défiler le texte. Si se déplacer a, comme...
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L'oeuvre du peintre
La première se mit à danser Ce que voyant, la deuxième lui emboita le pas, Puis un autre et encore un autre. Ils étaient maintenant cinq corps célestes A fouler de leurs pas le sol d’azur Par-dessus les vivants, médusés. Bien sûr le peintre avait le premier...
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Fêlée
Je suis née du même moule que mes soeurs, mais une paillette s'est trouvée dans le bronze qui m'a conduite à un destin singulier. Dès les premiers coups sur le métal, le fondeur a bien perçu une fragilité dans le son, mais rien ne me différenciait des...
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Les plantes des murets
Notre raison d'être n'est pas à chercher dans la raison. Comme la rose du pèlerin de Silésius, nous sommes sans pourquoi. Il n'est pas raisonnable de laisser ses racines épouser la pierre des murets, Ni de retenir jusqu'à une heure avancée du jour la...
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Marie
On me représente souvent avec mon enfant dans les bras. Comme toute mère, je suis attachée à montrer le beau garçon que son père et moi avons eu. Il avait tous les dons plus un, celui de l'esprit. Une colombe l'habitait. Il pouvait l'envoyer sur les hommes...
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L'aube
S'il arrive au pèlerin de rester muet, c'est parfois par choix, mais parfois c'est parce qu'il n'a pas de mots pour nommer ce dont il est témoin. Tôt encore pour les hommes, mais à l'heure convenue, la terre se prépare à recevoir le soleil pour des noces...
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En rase campagne
C'est là, Gisèle, sur cette via Calzada Romana, longue bande taillée dans une lande déserte et sauvage, entrecoupée de maigres récoltes, que le sol s'est dérobé sous tes pieds et que ton corps a chancelé. Comme pour d'autres avant toi, la croix fichée...
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La voix des pierres
Ces vaisseaux immobiles que visitent les pèlerins, ancrés sur des collines ou surplombant des villages, n'ont pas comme seul but de rassembler des croyants pour y vénérer un saint ou une sainte. Ils sont aussi des écrins pour y entendre la voix humaine....
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Les landes
Je n'offre que sable aux pins et aux hommes qui vivent et grandissent sur mon sol. Intimement mêlées, leurs vies dépendent l'une de l'autre, qui puisent aux mêmes éléments. Ils ont chacun à leur façon tiré des racines qui fouillent mon sol une grandeur...
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Marcher, cela n'est rien
Rien que la lune et quelques étoiles, le soir venu, par dessus les maisons du village où passe le chemin, Rien que les grands pins et le vent alentour dans la longue forêt traversée, Rien que le sable sous les pieds foulant le ruban qui se déroule pas...
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Au bout du chemin
Qu'y a-t-il au bout du chemin? La lumière espère celui qui vit dans l'ombre. Une réponse espére celui qui vit dans le doute. La guérison espère celui qui vit dans la souffrance. La paix espère celui qui vit dans l'inquiétude. Chaque pas possède son poids...
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Les rencontres
Elles fleurissent au long du chemin le temps d'un "d'où viens-tu et où vas-tu?". La plupart auront juste le temps de déplier un ou deux pétales d'une estime réciproque devant un verre avant de se retrouver à voguer dans le flot qui coule vers Santiago....
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Le bief
Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas la rivière qui fait tourner les meules, elle est bien trop inconstante et agitée. C'est moi qui apporte de l'eau au moulin et fait moudre la farine. Sur mon parcours entre les saules et les prés, après avoir...
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La tourterelle
Nous sommes trois dans la famille à être proche de l'homme. Mon frère, le pigeon, c'est le corps. Ses ailes sont taillées dans le roc et il a l'instinct du voyageur. Il a été mêlé à toutes sortes de guerres. Ma soeur, la colombe, c'est l'âme. Elle aspire...
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La vigne
Il n'est de plante sous le ciel qui sache mieux que moi exprimer l'âme de la terre. Epousant la rondeur de ses coteaux, mes racines vont puiser les sucs les plus subtils qu'elle recèle pour les amener au grand jour. Avant que soit cueilli le raisin, il...
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La prêle dite encore communément queue de rat ou de chat ou de cheval
Celui qui marche ne saurait me manquer car je dresse mon port altier au bord des chemins en pays humide. Il aurait tort de m'ignorer car j'ai malgré mon nom le sens de la fête. Venu droit de la préhistoire, je traverse au printemps la croûte terrestre...
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La simplicité du monde
Oui, M. Malraux, le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer, Mais le monde en a décidé autrement. Il a décidé de laisser le ciel féconder la mer, Et de donner naissance à la terre, La terre où se nuancent les couleurs, Où s'entremêlent les...
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La fosse commune
La mort n'est pas ici. Je ne suis qu'une fosse où reposent les restes des pèlerins qui l'ont croisée. Ils sont arrivés ici à Roncevaux, certains bien vivants et d'autres bien malades. La mort rodait sur le chemin. Que voulez-vous, ils ont été jusqu'à...