Haïku des poulains
Quelques poulains mâles Lancent leurs jambes au ciel Eros les chevauche.
Voilliage avec deux ailes, Sillage,Voile, traces d'un voyage à travers les jours
Quelques poulains mâles Lancent leurs jambes au ciel Eros les chevauche.
Mon père le disait parfois, avec un soupçon de nostalgie Et avant lui surement mes aïeux, et mes ancêtres : « Rien ne sera plus jamais comme avant » Les temps passent. Celui des guerres, celui des lumières Celui des cathédrales, celui de Rome et d’autres...
Avant la fleur, inquiète sous le vent, Il y aura eu le chemin obstiné de la sève Montée des racines, silencieusement.
Si la rose est sans pourquoi Elle est aussi sans merci. C’est pourquoi dire merci Pour l’existence des roses Est si important.
Celles du peintre ajoutent de la couleur à la toile Tandis que celles du jour viennent effacer des voiles Nous effleurant comme on chasse une scorie du revers de la main Nous révélant petit à petit à nous même.
Le soleil se baigne Dans la mince flaque bleue Qui troue les nuages
Sous la neige dorment Des milliers d’êtres enfouis Joie, que fais-tu là ?
Juste sous le ciel Que rejoint la neige blanche, Un sapin vert, seul