Top articles
-
Désir d’alliance
Les mots sont des instruments Dont on pince délicatement les cordes Afin d’entrer en résonance Avec ceux qui partagent Notre désir d’alliance
-
Parole
Ni le nid posé sur la mousse de la branche craintive, Ni le blé en herbe, où s’éveille déjà le grain Ni le cri ardent de l’alouette à la pointe du jour, Ne savent mieux qu’une parole aimante, faire naître l’espérance.
-
Exilé
S i ton exil est intérieur, Oublie le lieu d’où tu viens. U n appel à te joindre à l’Un Fonde ton humanité. Fais de ta vie, heureusement, Le creuset fertile te conduisant de l’Un à l’autre En écho à cet appel secret.
-
Brume
Brume, Ce matin encore, la terre a décidé d’épouser le ciel, Silencieusement, saluée par le seul vol d’oies sauvages. Je le sais parce que la brume lui a servi de voile. Et moi, devant ces épousailles grandioses, Je me suis senti petit garçon, d’honn...
-
Voile
Entre deux, le voile… Lourd, il sépare, Léger, il protège Transparent, il suggère Opaque, il enferme Ami du souffle qui l’anime, Arme des archaïsmes.
-
Manières d’être
Si plusieurs se proposent Alors mieux vaut ne pas choisir, Mais l’attendre encore un peu, La manière d’être, en vérité.
-
Germes
Les germes du printemps contiennent les moissons de l’été. Mais non pas tous, Certains seulement, Qui auront trouvé une terre profonde. Ainsi des mots semés à la rencontre de celui ou celle Qui leur offrira cette terre.
-
Voeux 2014
Il suffit parfois d’appeler les choses par leur nom Pour les voir arriver avec leur visage souriant et leur robe légère : Joie, amour, bienveillance, grâce, amitié, … Je nous souhaite, pour 2014, de belles visites !
-
Sang d’encre
Cette trace d’encre sur le papier, Que d’autres yeux suivront peut-être, Découvrant les mots qu’elle révèle Et à travers eux le battement d’un cœur, Plus que des pigments alignés, Cette trace, c’est parfois le sang du poète, Un sang d’encre.
-
For intérieur
En notre for intérieur, Il y a nos plus secrètes pensées Rassemblées en une citadelle imprenable. C’est là que nous vivons le plus fort, Au plus près de nous-même.
-
Imperceptiblement
Cette manière Qu’a la lumière De chasser les ténèbres, Imperceptiblement. Ainsi parfois, en va-t-il De nos obscurités Doucement effacées, On ne sait comment, Par on ne sait quoi, De lumineux.
-
Lieux Dits
Les lieux dits de l’enfance N’ont pas de frontière. Ils promènent leurs noms, Graves ou joyeux, dans notre mémoire, Dévoilant sur nos visages Leurs paysages secrets, De ruisseaux et de rires De grottes et de peurs.
-
Adversités
Ils ont caressé leurs certitudes avant de les pousser une à une sur le pas de la porte Puis ils ont délicatement dit à leurs vieux principes de s’en aller mourir ailleurs. Ce furent là leurs deux premiers gestes, Après qu’ils eurent décidé De vivre heureusement...
-
Mains jointes
Venant d’un seul être Elles sont prière Venant de deux, Elles sont amour Venant de plusieurs Elles sont alliance, Jamais mains jointes ne seront affront.
-
Sans dire
Il va sans dire que le fruit de la connaissance n’est pas le savoir. Il va, Sans dire, Celui qui sait.
-
Murmure
Cette impression qu’il donnait Ca ne lui ressemblait pas. Ni cette parole qu’il délivrait Ni cette trace qu’il laissait, Ca ne lui ressemblait pas. Plusieurs était son nom, Avant qu’il ne s’approche Au plus près de lui, Dans un murmure Et devienne un...
-
Haïku d'un soir
Une ombrelle blanche Allonge sur le sol l’ombre D’un soir délicat
-
En soi
En soi, quelque part, Une île où se réfugier Lorsque menacent les heures hostiles.
-
L'araignée
L’araignée tisse l’invisible Son art est celui du vide Qu’elle nous rend délicatement présent.
-
Pleine Conscience
Aucune heure ne sera perdue, Qu’elle soit douloureuse ou joyeuse, Pénible ou gaie, solitaire ou peuplée, Si elle est vécue en pleine conscience, Dit le sage.
-
Le sens
Dès l’origine, la question est posée Y a-t-il un sens ? Ah! Ce bonheur, parfois fugace ou plus profond, D’avoir découvert enfin le sens, Le sens d’un mot, d’une parole, d’un geste, d’une action, d’une vie.
-
Haïku des poulains
Quelques poulains mâles Lancent leurs jambes au ciel Eros les chevauche.
-
Roses
Si la rose est sans pourquoi Elle est aussi sans merci. C’est pourquoi dire merci Pour l’existence des roses Est si important.
-
Touches
Celles du peintre ajoutent de la couleur à la toile Tandis que celles du jour viennent effacer des voiles Nous effleurant comme on chasse une scorie du revers de la main Nous révélant petit à petit à nous même.
-
Haïku du sapin vert
Juste sous le ciel Que rejoint la neige blanche, Un sapin vert, seul