Fable au futur

Publié le par Denis

Fable au futur

Le meilleur exerçait auprès des hommes,
depuis qu’ils l’avaient associé au feu
un fascinant et irrésistible pouvoir d’attraction.   
En tous lieux et toutes circonstances, ils le cherchaient.  
Dès qu’un objet leur semblait meilleur qu’un autre
ils le convoitaient, fut-ce en courant un risque.  
Dès qu’un savoir-faire, une technologie leur semblait meilleure
ils l’adoptaient, fut-elle hasardeuse.  

Le meilleur n’étant pas loin de les précipiter vers la fin
s’imposa aux hommes, alors, de reconsidérer leurs choix. 
Le mieux, jusque là réputé comme juste estimable,
s’imposa parmi toutes les options étudiées
comme le seul à pouvoir contenir les assauts du meilleur. 
Son altruisme, sa simplicité et le bien-être qu’il dégageait 
semblait être en mesure de rompre la spirale redoutable du plus. 
  
Les hommes se mirent alors à lui faire une place dans leurs choix
laquelle grandit à mesure que les oiseaux se remirent à chanter. 
Le meilleur ne l’emporta plus que dans de rares occasions. 
Il finit même par reconnaître qu’il avait eu des torts. 

Depuis ce temps les hommes derniers vivent plus paisiblement,
en harmonie avec le vivant et la planète qui les accueille, 
reconnaissant au mieux un ascendant définitif sur le meilleur.  

 


 

Publié dans 'poétie'

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