Via Turonensis du 29 au 31 août (3ème partie)

Publié le par Denis

Le 29 août : St Paul les Dax-Sorde l'abbaye

Marches-tu sur la terre ou coures-tu dans le ciel, pèlerin, tu ne vas jamais qu'au devant de toi même. 

Souffrance, que de cracher continuellement  de l'eau souffrée, à Dax. 

Dialogue vert, de cœur à cœur. 

Ces deux là semblent vachement amoureuses. 

Derrière la grande porte en bois du refuge de Sorde-l'abbaye m'attendait Françoise avec sa joie simple, ses bons petits plats et ses histoires d'hospitalière. Qu'elle soit remerciée. 

Le 30 août, Sorde l'abbaye-Bergouye- Villenave

Elles étaient quatre parfois sous mon toit à battre le linge, jamais plus. Les autres échangeaient des nouvelles en étendant les draps de lin brodés. Je me souviens.

La rapidité est cause que mes eaux ne portent pas de bateaux, mais elles sont poissoneuses. Ici on m'appelle gave pour ne pas me confondre avec une simple rivière. 

À l'heure où le brouillard se dissipe, il flotte encore une part de mystère. 

 

Les deux petites filles de la famille Duboue m'ont dessiné le tampon. Madame m'a préparé la plus belle chambre, monsieur s'est enquis de mon chemin, tous deux m'ont parlé de leur vie d'agriculteur, des veaux qui se vendaient mal et des joies à produire une nourriture saine. Chez eux, à Bergouye, je me suis senti on ne peut mieux. 

 Le 31 août, Bergouye-Saint Palais

Comme des sentinelles, elles veillent sur les pèlerins mais n'ont plus de quoi les remettre d'aplomb après un coup de pompe. 

 

 

 

Une maison, 

Une autre. Elles le n'ont pas le même destin. 

Sous les arches, l'eau, au dessus, le ciel. 

Le pont ne fait pas que relier les rives, il relie le ciel, l'eau et la terre lorsque la lumière s'en mêle. 

On dit que mes eaux épousent la roche. C'est vrai ! Je la caresse, je la polis, je la sculpte sans m'en rendre compte, comme dans un couple, quoi. 

L'araignée savait-elle que Soulage cherchait, comme elle, la lumière dans le noir ? 

Le pèlerin finit toujours par se poser quelque part. 

Fin de mon chemin pour cette année au prieuré franciscain de Saint Palais dont l'accueil est à l'image de son inspirateur, simple et chaleureux. Je boucle ici la voie de Tours.

Saint Palais dans le pays Basque, qui m'a vu par deux fois poser mon sac. Une fois en suivant la voie de Vezelay en 2016, l'autre en suivant la voie du Puy vers Hendaye, en 2018. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SIMON 01/09/2021 22:00

Merci Denis
tu es toujours aussi inspiré. Certaines photos commentées sont des pépites. Il faudrait les relire une à une. les réuniras-tu dans un volume ? Vivement l'an prochain pour avoir la suite de ton chemin.

Denis 02/09/2021 08:44

Merci Marie,
Voici venu le temps du retour. Une longue parenthèse d'automne et d'hiver avant de reprendre sûrement à Toulouse.