Les landes

Publié le par Denis

Les landes

Je n'offre que sable aux pins et aux hommes qui vivent et grandissent sur mon sol.

Intimement mêlées, leurs vies dépendent l'une de l'autre, qui puisent aux mêmes éléments. Ils ont chacun à leur façon tiré des racines qui fouillent mon sol une grandeur qui les distinguent.

Ni le fût vertical des pins, ni les bruyères et autres fougères qu'ils abritent ne retiennent la lumière ou le vent d'Atlantique lorsqu'ils balayent ma surface uniformément plane, semée de clairières où se réfugient les villages.

Le pèlerin ne me traverse pas sans qu'il ne garde le souvenir d'un tapis de sable doux, posé là où l'océan s'est retiré, pour reposer ses pieds avant le franchissement des Pyrénées.

 

Roquefort, le 20 mai 2016

 

Toute ma gratitude à Henni, hospitalière vivant dans son camping car depuis le retour de Santiago en 2012, qui nous a reçu avec les égards qu'on réserve aux plus grands dans le gîte spacieux au placards et au frigo garnis dans lequel nous avons trouvé le seau de confit de canards, à disposition des pèlerins en "donativo"- on donne ce que l'on peut.

Publié dans Compostelle

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