Presqu’île

Publié le par Denis

 Il eut fallu d’un rien qu’elle ne soit bordée d’eau de toute part.

Elle est restée une langue de terre baignée sur ses trois bords

Par une mer qui l’a rendue captive, mais non pas tout à fait.

 

Il eut fallu d’un rien pour que ses habitants ne soient iliens.

Ils sont restés reliés à leurs racines, à leurs familles, à la ville

Par un mince cordon de terre qui les retient, mais non pas tout à fait.

 

Il eut fallu d’un rien pour que le presque disparaisse.

Ne serait resté alors qu’une île, sauvage et seule, comprise

Par ses seuls habitants qui en auraient pris la rudesse et la gravité.

 

Mais elle est restée presqu’île parce que la nature en a voulut ainsi.

Parce qu’à cet endroit, il est bon que vivent des hommes et des femmes

Alliant la gravité des îles et la douceur du continent.   

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