Nouakchott

Publié le par Denis

Pas une dune pour te protéger

Ni du vent du large, ni du vent de sable

A l’endroit où le désert rencontre la mer

Tu t’es posée, ouvrant un port

Sur la route des Afriques et des bancs de sardines

 

De la plage remonte le poisson sur la tête des hommes

Avant d’être versé dans d’antiques 404 ruisselantes

Des routes caravanières arrivent les 4*4 rutilants

Chargés d’électronique sans frontières

Ainsi que quelques convois miséreux, attirés par tes lumières

 

Tes rues ne serpentent pas

Elles te fendent droites

Déroulant leur plate langue de bitume sur le sable

Aux carrefours, peine à s’écouler

Un infernal trafic affranchi de toutes règles

 

Toutes le Mercedes du monde

Portant les chiffres 1 9 0 se sont données rendez vous

Reliftées, elles rejouent leurs carrières

D’anciennes gloires de l’asphalte

Parmi les sables des rues adjacentes

 

L’air est brûlant, qui parcourt tes entrailles

Il étouffe toute tentative de presser le pas

Mais les enfants n’en ont cure, qui jouent et rient

Le coran dans leur cartable parmi d’autres livres

Ils seront poètes un jour comme leurs parents

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