Epitaphe

Publié le par Denis

En aurais-je eu le loisir que,

 

 

Je n’aurais pas renoncé à suspendre mes rêves à la corde que le ciel m’a tendue,

 

Je n’aurais pas cessé de voler un peu de sa liberté au souffle du vent,

 

Je n’aurais pas tenté d’échapper au courant du fleuve qui m’a emporté,

 

Je n’aurais pas arrêté de tendre des filets aux ailes noires du malheur,

 

Je n’aurais lâché aucun des liens qui m’ont relié aux autres et aux miens

 

Je n’aurais pas laissé s’effacer le goût des lèvres qui m’ont embrassé

 

Je n’aurais pas cherché à naître dans une autre famille que la mienne,

 

Ni avoir d’autres enfants que ceux que la terre et le ciel m’ont confiés.

Publié dans prose poétique

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Encre mauve 14/11/2019 21:15

Beau...aller de l'avant, toujours!

Denis 16/11/2019 23:06

Aller de l'avant , oui
Sachant qu'un jour il y aura un voile à franchir pour passer de l'autre côté quand même. Mais ce n'est pas un mur !
Merci Encre mauve

Marie SIMON 14/11/2019 15:31

Ce poème est du "grand Denis" !

Denis 16/11/2019 23:04

Merci Marie,
Pour ton gentil message.
Bon c'est un peu long quand même comme épitaphe, je le concède, mais j'ai le temps pour faire plus court. ;-)