Ile déserte

Publié le par Denis

 

Je n’emporterai rien sur une île déserte

Que de quoi transcrire des mots sur une page.

 

Et si je n’avais ni crayon, ni papier,

Je prendrais une plume de l’oiseau

Et j’écrirai avec l’encre du soir   

Sur le sable.

 

Et s’il n’y avait pas de sable,

Je graverais les mots sous l’écorce des arbres.

Et s’il n’y avait pas d’arbres

J’inscrirais les mots dans le ciel.

 

Les mots sont éphémères.

Qu’importe qu’ils soient balayés

Par la mer ou le vent,

Seul compte de pouvoir les réunir

A l’appel de la vie,

Quand elle gémit ou qu’elle chante.

Publié dans prose poétique

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Denis 25/01/2020 22:22

Pas simple de faire le tri entre ce que l'on écrit pour soi et ce que l'on écrit pour les autres.
Un irrépressible désir d’alliance m'accompagne lorsque j'écris.
J'aime à réunir des mots, dans un désir de rejoindre l'autre, avec la complicité du sable, des arbres ou du vent.

Nemo 24/01/2020 20:07

Il y a les mots lorsque l’on écrit pour soi, pour exprimer les joies et la beauté du monde, ou pour exorciser ses peurs et ses inquiétudes, mais infiniment plus riches sont ceux que l’on partage car ils se confrontent à l’altérité.

Denis 25/01/2020 22:23

Pas simple de faire le tri entre ce que l'on écrit pour soi et ce que l'on écrit pour les autres. Un irrépressible désir d’alliance m'accompagne lorsque j'écris. J'aime à réunir des mots, dans un désir de rejoindre l'autre, avec la complicité du sable, des arbres ou du vent.