Abandon

Publié le par Denis

Chaque soir,

Le jour vient à l’encontre de la nuit,

Pour s’y dissoudre et se régénérer.

Et faire la part belle au matin. 

 

Chaque soir,

Des corolles, quelque part sur la terre,

Se closent sur elles-mêmes pour enfermer la lumière

Et la rendre au matin en dix, cent ou mille couleurs

 

Chaque soir,

Des pierres longuement caressées par les rayons du jour

Se laissent rafraîchir par la brise vespérale

Pour dispenser leur chaleur à la vie nocturne

 

Chaque soir

Le grand sommeil vient fondre sur les espèces diurnes

Leur apportant à foison les rêves et les songes

Dont ils feront des matins joyeux ou inquiets, c’est selon.

 

Chaque soir

Invite à glisser dans le mouvement de l’abandon

Qui ressemblerait à s’y méprendre à une mort,

Si chaque matin ne venait, avec ses doigts de velours,

Susciter le jour.   

Publié dans prose poétique

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