Fantaisie végétale

Publié le par Denis

Après les âpres négociations de février, au creux des végétaux encore endormis, les cohortes de bourgeons déjà bien vivants piaffent d’impatience avant de rejoindre leur destination assignée sur les tiges et sur les branches engourdies par l’hiver.

 

Une savante alchimie à base de température et de lumière va déclencher la migration ordonnée des bourgeons. Les plus perspicaces se verront de suite en bonne place face au ciel, pour capter la lumière et tendre vers le haut. Les plus malingres se retrouveront au nord, à l’ombre face vers la terre et devront multiplier les efforts pour se faire une place au soleil.

 

Certains n’auront pas la force de nourrir plus d’une ou deux feuilles, d’autres iront jusqu’à donner naissance à une fleur qui bientôt s’étiolera. D’autres encore porteront les fruits dont se glorifiera la plante ou l’arbre, heureux de répondre par leur fécondité à leur devoir de vivants.

 

Quelle loi préside à ces inégalités criantes au sein de ce miracle perpétuel qu’est le printemps, avec son éclat, sa splendeur, sa force et aussi et sa part d’ombre, celle où se tiennent les moins favorisés ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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